Le temple Longshan (Dragon Montagne) est le temple le plus ancien et l’un des plus populaires de Taipei. Construit en 1738 sous la dynastie Qing, il a fait l’objet d’importantes rénovations, en 1815 et en 1867, suite à des catastrophes naturelles et aux bombardements américains en 1945. Ouf ! Déclaré monument historique en 1951, il a fait l’objet un vaste plan de rénovation qui durera vingt ans.
Au fait, saviez-vous qu’en chinois, le mot “Temple” peut se traduire par : « Si » : temple bouddhiste de grande envergure, « Gong », temple taoïste, et « Miao », temple bouddhiste ou taoïste de taille modeste ?
Longshan Si est, à l’origine dédié à Guanyin, déesse Bodhisattva de la Compassion, vénérée par tous les bouddhistes d’Asie. Mais, il abrite également Matsu, la déesse de la mer, Guan Gong, le dieu de la guerre et protecteur des opprimés, ainsi que de nombreuses autres divinités taôistes et bouddhistes.
Longshan Si, « lieu de rencontre des Dieux », est un temple très populaire qui accueille chaque jour des milliers de visiteurs : les gens du quartier viennent demander de l’aide spirituelle aux divinités, les touristes viennent s’imprégner de cette ambiance si particulière.
A notre arrivée, nous sommes surpris par tous ces gens qui font tranquillement la queue devant le temple. En fait, si l’on passe sous ce globe en papier, on peut faire un vœu…

Sur les tables, sont déposées des offrandes. Chacun est libre de donner ce qu’il veux : fruits, fleurs, biscuits, confiserie ou boissons…. On vient pour prier en allumant bougie ou bâtons d’encens. Même en semaine, le temple est très fréquenté.
Chaque divinité a sa « spécialité ». Certains étudiants viennent déposer leur inscription pour un prochain examen important, d’autre prie pour une meilleure santé. Notre guide, M. Ho nous explique qu’il y a plusieurs façons de s’adresser aux divinités du temple. On peut jeter les croissants en bois, ou bien tirer au hasard une tige en bambou. Un numéro y est inscrit. Il correspond à un rouleau de papier sur lequel on peut lire un petit texte mystérieux. Bon ou mauvais augure ? Libre à chacun de l’interpréter à sa façon.
A proximité du temple se trouvent des magasins proposant toutes sortes d’articles religieux, tels ces magnifiques autels en bois décorés de représentations de la divinité Guanyin, ou ces plus petits avec de petits ciseaux de couture symbolisant le foyer familial. Ensuite, direction le marche aux plantes naturelles. Difficile néanmoins de distinguer les vertus curatives de chacune d’entre-elles.
Déjeuner typiquement taiwanais avec notre guide bénévole, le très charmant M. Ho, guide de la ville de Taipei, qui nous avait fait visiter Dihua Jie le mois dernier.
Et très belle photo de groupe avec le temple en arrière-plan.